Quartier Bon Pastor a Paris

Reportatge de la Presentació del concurs a Paris el 30 de gener de 2010

Reportaje de la Presentación del Concurso en Paris el 30 de enero de 2010

Competition Presentation’s report  in Paris on 30th in January 2010

Compte rendu

de la présentation du Concours à projets urbains du Quartier Bon Pastor à Barcelone organisée par l’Association Internationale des Habitants,

qui s’est tenue le 30 janvier 2010 à l’AITEC, Paris

La présentation s’est déroulée en cinq temps :

  1. Présentation rapide par l’AITEC (Elsa Berrada et David Gabriel ) des invités Marta Palayo, urbaniste mexicaine et Stefano Portelli anthropologue italien, tous deux vivant à Barcelone. Présentation rapide de leur collectif interdisciplinaire de recherche sur la participation urbaine. Présentation du contexte du concours et du déroulement de la séance. Tour de tables des présents (15 présents. Voir tableau xls)
  1. Projection de la vidéo-collage exposant le conflit humain local opposant les habitants et la mairie. Approche par l’histoire et le discours. Histoire du quartier. Phases du projet. Expulsion, construction des premiers bâtiments. Discours de la mairie sur la modernité. Opposition de perception entre ceux qui veulent partir et ceux qui veulent rester. Divergence des aspirations. Portraits d’habitants et vie quotidienne. Importance des liens sociaux et du fonctionnement communautaire. La rue comme espace social structurant.
  1. Présentation par Stéfano Portelli du quartier. Dégagement de ses points forts : son fonctionnement social interne basé sur la communauté. Récit de son histoire, de l’avancement du projet municipal visant à moderniser un quartier ancien. Les étapes de la mobilisation contre le projet de la mairie. Le résultat probant du contre référendum partiel montrant l’ambiguïté de celui organisé par la mairie. L’irrégularité légale de la démarche de la mairie d’expulser sans dédommagement ceux qui ne veulent pas partir.
  1. Présentation par Marta Pelayo du Collectif et de ses actions. L’image de Barcelone est marquée par les expériences de participation. Cette image est utilisée par la mairie qui passe pour une administration tournée vers l’alternative et une modernité sociale. Il en est tout autrement dans la réalité. Le collectif entend rendre compte de l’ambiguïté du discours officiel et de la réalité d’une participation superficielle, manipulée et feinte. Un guide pratique pour l’expulsé et l’organisation d’un tour des quartiers « vidés » sont deux des multiples actions du collectif.
  1. Débat selon les questions du public. Beaucoup de questions pratiques sur le concours. Question sur la situation du quartier par rapport au centre, à la rivière. Question sur le problème de la densification urbaine. Question sur le réseau de soutien. Question sur l’image du quartier. Question sur l’échange des expériences de participations. Question sur l’existence d’une amicale de locataires.

Résumé des données :

Le polygone des baraques du quartier Bon Pastor, crée en 1929 pour loger les ouvriers de l’exposition universelle de Barcelone, est actuellement l’objet d’un projet municipal de modernisation qui menace à la fois l’histoire du lieu mais plus prosaïquement le statut des habitants. Comptés parmi les dernières emprises foncières de Barcelone à densifier, les 784 « casas baratas » logent près de 2000 personnes dans une structure urbaine aujourd’hui rare : des maisons en bande le long de ruelles. L’ambiance humaine et la vie sociale sont les atouts majeurs du quartier. Tout le monde se connaît. La vie se fait dans la rue, lieu partagée et pour tous. Ce quartier permet aussi à des familles ou des personnes seules de vivre non loin du centre ville. Les loyers des anciens locataires ont peu évolué et varient entre 15 à 50 euros pour des surfaces de 35m² en moyenne.

Cette situation idyllique n’a pas retenu une municipalité confortée politiquement et désireuse de faire tourner le BTP, pilier de l’économie espagnole au bord de la ruine. Un projet de logement social type grands ensembles est en route. Déjà des maisons ont été détruites et des immeubles sortis de terre où logent les familles qui ont bien voulu être relogée. C’est sûrement le dispositif de relogement choisit par la mairie qui est a été le plus discuté : un référendum local avait donné la majorité à ceux qui voulaient qu’il y ait du changement. Sans spécifier quel changement. A noter : le quartier n’est plus entretenu pas la mairie depuis des dizaines d’année. Quelques années suivantes, les habitants se voient opposer une « convention » stipulant que les habitants se verront proposer des logements dans les nouvelles constructions. Les loyers y sont plus élevés que les loyers des nouveaux arrivant alors de 350 euros en moyenne par foyer. Pour les anciens, leur loyer décuple ! Pour ceux qui ont voté contre et qui ne veulent pas partir il n’y a pas d’alternatives, ni de compensation..

C’est la loi de la force qui parle désormais. Les forces de l’ordre ont opéré à des expulsions forcées. C’est dans ce contexte que se sont élevées des voix contestataires et organisée l’action. Compte tenu du bloc politique que constitue la municipalité de Barcelone, l’Etat de Catalogne et la communauté de Barcelone il a fallut chercher plus loin, vers les réseaux internationaux pour mieux lutter dans le local. Le collectif crée à fait appel à l’Association Internationale des Habitants pour monter un concours international invitant à réfléchir pour une alternative au projet de la mairie et intégrant une démarche participative. Le collectif interdisciplinaire de recherche sur la participation urbaine est composé d’activistes locaux, il est soutenu par la faculté d’architecture de l’université de Barcelone. Il a agit de manière indépendante pour d’autres luttes comparables à Barcelone : quartiers Raval, La Mina…

Pour plus d’informations :

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